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Publié : 19 avril 2010
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Ma métamorphose

Ce matin, je me réveille comme tous les matins, à 7h. J’enfile mon tee-shirt, ou plutôt,... j’essaie. Car, en effet, mes bras ne passent pas. C’est étrange : je suis mince. Alors je force, je force ! Pour soudain me rendre compte que mon bras a doublé de volume ! Je m’étrangle parce qu’en plus ce n’est pas tout : mes pieds sont palmés, mes jambes sont raccourcies de 50 cm, mon ventre est couvert de pustules oranges rayées de bleu et mes cheveux sont désormais coiffés avec la coupe afro.

Pour ne pas arranger le tableau, mes cuisses sont velues comme les pattes d’une mygale. C’est impossible, littéralement IM-POS-SIBLE !

Pour moi, il n’y a pas trente-six solutions, soit j’ai sérieusement intérêt à m’acheter des lunettes, soit je saute par la fenêtre pour m’enfuir.

Je choisis l’option n°1, et, pour la vérifier, je vais dans le couloir. Au même moment, de l’autre côté du palier, mon frère sort de sa chambre ; il tourne la tête, m’aperçoit, fait un bruit de succion et tombe raide. Je m’approche, inquiète. Je m’assure qu’il respire. Ouf ! Il est seulement évanoui.

Malgré tout, j’ai une boule dans la gorge : c’est mon physique qui l’a mis dans cet état. Je dois être VRAIMENT horrible. Alors, je réalise le pire : je ne peux pas me montrer comme ça. Je ravale mes larmes, ça ne sert à rien de pleurer. Paroles en l’air : je me retrouve quand même à sangloter, toute seule dans la maison pas encore réveillée. Je me sens abattue, abandonnée. Je me demande quand même pourquoi, j’ai changé, pendant la nuit. Hier soir j’étais encore la fille, petite, brune et farceuse de 6 ème. La seule option reste la n°2 : il faut s’enfuir pour ne plus jamais revenir.

Emma Le Berre

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